Sri Lanka
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Vous serez sûrement envoûté par ce site, qui abrite trois statues immenses de Bouddha et dont la grâce et la sérénité ne peuvent qu’émouvoir. Le jardin de l’ancienne ville a lui aussi une ambiance alanguie, surtout en fin de journée, et l’on se sent facilement transporté dans le passé.

Un (petit) cours d’histoire

Établie par le roi chola (indien) Rajaraja, la cité de Polonnaruwa fut la capitale et lieu de résidence des rois entre 1.017 et 1.236. Le premier roi d’origine cinghalaise fut Vijayabahu, membre de la famille royale des derniers rois d’Anuradhapura, qui prit le trône en 1.071. Il rétablit le bouddhisme comme religion officielle, mais, peut-être en raison du nombre important de cholas qui restèrent dans la région, fut notoirement tolérant envers les autres religions. Ce sont des soldats tamouls qui gardaient le temple où était abritée la relique de la Dent.

C’est son petit-fils, Parakramabahu (1.153-1.186), qui fut l’un des plus grands rois de cette époque. Il entama la reconstruction de Polonnaruwa, et ses constructions et travaux hydrauliques (plus de 163 réservoirs d’eau) sont encore visibles aujourd'hui. Une citation connue de ce roi fut « Aucune goutte d’eau tombée du ciel ne doit retourner à la mer sans avoir été mise au service de l’homme ».

A sa mort, il ne laissa pas de fils, et après des luttes, le pouvoir passa aux mains de chefs Kalinga (région actuelle d’Orissa à l’Est de l’Inde). Les coffres royaux vidés par les campagnes militaires et les grands travaux ne permirent pas au peuple cinghalais de lutter efficacement contre une nouvelle prise du pouvoir par l’Inde.

La vie à cette époque

Sous Parakramabahu, le commerce se développa de façon dynamique, de nombreuses villes commerçantes firent leur apparition et furent reliées par des routes. Des corporations apparurent et l’utilisation de monnaie fut généralisée. Des impôts furent levés pour financer les activités d’état. L’activité primordiale demeura tout de même l’agriculture, et un système féodal assez complexe vit le jour, probablement fortement inspirée du fonctionnement stricte des castes en Inde.

La fin de la civilisation de l’irrigation

Seulement 50 ans après la mort de son plus grand roi, Polonnaruwa fut désertée, et la région aride du centre-nord de l’île totalement abandonnée, pour des raisons qui demeurent obscures encore de nos jours. C’est probablement la combinaison de plusieurs causes qui sonna le glas de cette grande période. Une raison pourrait être économique : les coffres de la ville étaient épuisés par les années de guerre, de développement commercial et de constructions pharaoniques de Parakramabahu.

D’autres civilisations fondées sur une maîtrise de l’eau, comme la Thaïlande et la Birmanie, ont périclité à cette même période, et des historiens ont cherché à comprendre si une analogie était possible entre elles. On pense qu’un tel système pouvait être responsable de la transmission d’une épidémie de paludisme. La seule réponse à une épidémie de malaria chronique serait la fuite de cette région. Une raison climatique n’est pas exclue non plus, car on sait que le fleuve Mahaveli a changé de cours à cette époque, sans avoir trouvé de justification scientifique à cette modification.

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    Stupa à Polonnaruwa
    Stupa à Polonnaruwa

    Le Gal Vihara (Temple de rochers)

    Le Gal Vihara fait la célébrité de Polonnaruwa. Il s'agit de trois grands Bouddhas sculptés dans une paroi rocheuse. Le premier se présente assis en méditation, le deuxième debout les bras repliés sur la poitrine, posture synonyme de son Illumination, et enfin le troisième couché. Le grand Bouddha gisant, parvenu au Nirvana, passe pour être à la fois la plus parfaite et la plus mystérieuse des statues du Sri Lanka. 

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